Enseigner l'anglais m'a permis d'acquérir une perspective inattendue sur la vie émotionnelle des enfants
- Virginie Soum
- 16 avr.
- 2 min de lecture

Pendant les cours, j'ai souvent constaté à quel point les enfants avaient envie de s'exprimer — non seulement pour être compris, mais aussi pour être écoutés par quelqu'un en dehors de leur famille immédiate.
Je peux vous citer l’exemple d’une jeune fille de 10 ans à qui j’ai l’anglais. Très vite, j’ai remarqué qu’elle était souvent triste : elle était victime de harcèlement à l’école et en avait déjà parlé à ses parents et à ses enseignants.
J’ai réussi à lui en parler et nous avons travaillé ensemble sur de nombreux exercices visant à réduire son niveau d’anxiété ; nous avons également mis en place une stratégie pour faire face aux comportements des autres à l’école.
Avec l’accord de ses parents, nous avons également fait pas mal d’exercices de mouvement corporel qui l’ont aidée à s’exprimer et de relacher la tension qu'elle pouvait ressentir.
Il se passe quelque chose de différent lorsqu'un enfant s'adresse à un adulte qui n'est pas un parent. Il devient souvent de plus en plus disposé à partager ses pensées, ses idées et même ses inquiétudes qu'il pourrait taire à la maison.
Ce n'est pas nécessairement parce qu'il manque quelque chose dans la famille, mais parce que les enfants recherchent naturellement plusieurs espaces où ils peuvent explorer qui ils sont.
Lorsqu’ils apprennent une langue, les enfants ne se contentent pas d’apprendre du vocabulaire : ils s’entraînent à s’exprimer. Ils testent des opinions, décrivent des sentiments et racontent des histoires.
Et ce faisant, on comprend à quel point ils ont besoin d’un exutoire qui leur procure un sentiment de sécurité, de neutralité et d’absence d’attentes.
C’est là que le parallèle avec la psychothérapie devient évident.
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